Et si le métier de closeuse était bien plus qu’un simple métier autour des appels ?
Peut-être avez-vous déjà entendu parler du closing.
Peut-être avez-vous vu passer ce mot sur les réseaux sociaux, sans vraiment savoir ce qu’il recouvre.
Ou peut-être vous êtes-vous simplement demandé :
« Est-ce que le métier de closeuse pourrait me correspondre ? »
La réponse n’est pas la même pour tout le monde.
Car être closeuse ne consiste pas simplement à parler au téléphone, à atteindre des objectifs ou à convaincre quelqu’un de s’engager.
Pour moi, le closing est avant tout un métier profondément humain, qui demande de savoir écouter, comprendre, questionner et accompagner une personne dans une prise de décision.
Et c’est justement ce qui peut en faire un métier particulièrement intéressant lorsque l’on est en réflexion sur son avenir professionnel.
Être closeuse, concrètement, qu’est-ce que cela signifie ?
Le rôle d’une closeuse intervient généralement lorsqu’une personne a déjà manifesté un intérêt pour une offre ou un accompagnement.
L’objectif n’est alors pas de la pousser à dire oui.
Il s’agit de créer un véritable échange pour comprendre sa situation, ses besoins, ses attentes, ses éventuelles hésitations et surtout ce qui est important pour elle.
Une conversation de closing repose donc énormément sur l’écoute.
Poser les bonnes questions.
Laisser de la place à l’autre.
Reformuler.
Identifier ce qui se joue réellement derrière une demande ou une hésitation.
Et permettre à la personne de prendre une décision en conscience.
C’est pour cette raison que je préfère parler de guide plutôt que de convaincre.
Une bonne closeuse ne cherche pas à faire entrer tout le monde dans une offre.
Elle cherche à comprendre si cette offre est réellement adaptée à la personne.
Mais alors, faut-il être particulièrement à l’aise à l’oral ?
C’est une question que l’on me pose souvent.
Et la réponse pourrait vous surprendre.
Non, vous n’avez pas besoin d’être une grande bavarde.
Vous n’avez pas besoin d’avoir une personnalité extravertie.
Vous n’avez pas besoin d’aimer être au centre de l’attention.
En revanche, il est important d’aimer échanger avec les autres, être curieuse de leur parcours et avoir envie de comprendre ce qui se cache derrière leurs mots.
Une personne qui écoute réellement peut parfois être bien plus à l’aise dans un appel qu’une personne qui parle sans s’arrêter.
Le closing demande davantage de savoir écouter que savoir parler.
Est-ce qu’il faut savoir convaincre ?
Là encore, c’est une idée reçue que j’aimerais déconstruire.
Le closing n’est pas, selon moi, une succession d’arguments destinés à faire changer quelqu’un d’avis.
Une personne peut avoir toutes les informations nécessaires et malgré tout ne pas être prête.
Et c’est parfaitement légitime.
L’enjeu est plutôt de comprendre :
Qu’est-ce qu’elle veut réellement ?
Pourquoi souhaite-t-elle changer aujourd’hui ?
Qu’est-ce qui la freine ?
De quoi a-t-elle besoin pour prendre une décision qui lui ressemble ?
Parfois, la bonne décision sera de s’engager.
Parfois, ce sera de prendre du recul.
Et parfois, ce sera simplement de dire non.
Pouvoir respecter cela fait aussi partie de l’éthique de ce métier.
Quelles qualités sont importantes pour être closeuse ?
Il n’existe évidemment pas un portrait unique de la closeuse idéale.
Mais certaines qualités peuvent être particulièrement précieuses.
L’écoute
Écouter réellement ce que dit la personne, mais aussi ce qu’elle ne dit pas toujours explicitement.
L’empathie
Être capable de comprendre un parcours, une problématique, une peur ou une hésitation sans jugement.
La capacité à poser des questions
Une bonne question peut parfois permettre à une personne de mettre des mots sur quelque chose qu’elle ressent depuis longtemps.
L’authenticité
Il est difficile de créer une relation de confiance lorsque l’on joue un rôle.
La capacité à rester alignée avec ses valeurs
Accompagner quelqu’un dans une décision ne signifie pas mettre ses propres valeurs de côté.
Au contraire.
Plus vos valeurs sont claires, plus vous pouvez exercer ce métier avec cohérence.
Et si mon expérience professionnelle n’a rien à voir avec le closing ?
C’est justement là que les choses deviennent intéressantes.
Vous pensez peut-être :
« Je n’ai jamais travaillé dans le commercial. »
Ou :
« Je n’ai pas le profil. »
Mais votre parcours vous a probablement déjà permis de développer de nombreuses compétences utiles.
Avez-vous appris à écouter ?
À gérer des situations délicates ?
À créer une relation de confiance ?
À expliquer ?
À accompagner ?
À poser un cadre ?
À comprendre les besoins d’une personne ?
À gérer vos émotions et celles des autres ?
À prendre des décisions ?
Alors vous possédez peut-être déjà une partie des compétences nécessaires.
Votre expérience ne disparaît pas lorsque vous changez de métier.
Elle vous accompagne.
C’est aussi ce qui me plaît dans une reconversion : on ne repart pas de zéro.
On repart avec tout ce que l’on a appris.
Peut-on être closeuse tout en restant soi-même ?
Pour moi, c’est même essentiel.
Vous n’avez pas besoin de devenir quelqu’un d’autre pour exercer ce métier.
Vous pouvez être douce.
Réservée.
Empathique.
Structurée.
Spontanée.
Analytique.
Sensible.
L’important est de trouver votre propre manière d’accompagner.
Il existe autant de façons d’être closeuse qu’il existe de personnalités.
Le métier peut évoluer avec vous.
Et votre façon de l’exercer aussi.
Est-ce un métier qui pourrait vous correspondre ?
Peut-être que la meilleure façon de le savoir est de vous poser quelques questions.
Est-ce que j’aime profondément le contact humain ?
Est-ce que j’aime comprendre ce qui motive les personnes ?
Est-ce que je suis capable d’écouter sans chercher immédiatement à répondre ?
Est-ce que je sais poser des questions et laisser une personne réfléchir ?
Est-ce que j’aime accompagner une décision plutôt que décider à la place de quelqu’un ?
Est-ce que j’ai envie d’apprendre une nouvelle compétence tout en m’appuyant sur mon expérience passée ?
Est-ce que je recherche aujourd’hui davantage de sens, de liberté ou d’alignement dans ma vie professionnelle ?
Vos réponses peuvent déjà vous donner quelques indications.
Et si votre parcours vous préparait déjà à ce métier ?
Nous avons parfois tendance à regarder notre parcours en pensant aux intitulés de postes.
Nous oublions tout ce que nous avons appris humainement au fil des années.
Pourtant, une reconversion ne signifie pas effacer le passé.
Elle peut simplement signifier :
prendre ce que l’on a appris et l’utiliser autrement.
On peut nous saisir une maison.
On peut nous saisir une voiture.
On peut perdre un poste, un statut, un diplôme ou une situation professionnelle.
Mais on ne pourra jamais nous saisir ce que nous avons appris.
On ne pourra jamais nous retirer notre compétence.
Notre savoir-faire.
Notre savoir-être.
Notre expérience.
Et parfois, ce sont justement ces ressources qui deviennent les fondations d’une nouvelle activité.
Pourquoi le closing m’a particulièrement parlé
Dans mon parcours, j’ai découvert ce métier à un moment où je cherchais quelque chose de différent.
Pas simplement un nouveau titre sur une carte de visite.
Je cherchais une activité qui puisse rester cohérente avec ce qui compte pour moi :
l’humain, l’écoute, l’accompagnement et l’authenticité.
C’est ce qui m’a attirée dans le closing.
La possibilité d’avoir de vraies conversations.
De comprendre les besoins d’une personne.
De l’aider à clarifier sa réflexion.
Et de le faire sans avoir besoin de renoncer à mes valeurs.
Je crois profondément qu’un changement professionnel ne consiste pas forcément à devenir quelqu’un d’autre.
Il peut simplement nous permettre de devenir davantage nous-mêmes.
Alors, closeuse : est-ce un métier qui pourrait vous correspondre ?
Peut-être.
Peut-être pas.
Et c’est justement pour cela qu’il est intéressant de prendre le temps de découvrir ce métier avant de tirer des conclusions.
Parler avec des personnes qui l’exercent.
Comprendre réellement ce qu’elles font.
Découvrir les différentes dimensions du métier.
Et surtout, regarder votre propre parcours avec un autre regard.
Parce que parfois, ce que nous considérons comme des années « derrière nous » représentent en réalité les compétences dont nous aurons le plus besoin pour construire la suite.
Votre parcours n’est pas un frein à votre reconversion.
Il peut être votre point de départ.
Et peut-être que le métier que vous cherchez aujourd’hui ne vous demande pas de tout recommencer.
Peut-être vous demande-t-il simplement de faire autrement avec tout ce que vous êtes déjà.
Et vous ?
Quand vous pensez au métier de closeuse, qu’est-ce qui vous attire ?
Et qu’est-ce qui vous fait encore hésiter ?
Votre réponse mérite peut-être d’être explorée.
Si vous voulez explorer ce métier en détail, je vous invite à consulter ma page Immersion.

