Et si parfois, s’arrêter n’était pas renoncer… mais enfin commencer à s’écouter ?
Pendant longtemps, j’ai avancé.
J’ai travaillé, pris soin des autres, de ma famille, assumé mes responsabilités et continué, même lorsque la fatigue s’installait.
Pendant près de 20 ans, j’ai évolué dans le milieu hospitalier et auprès de patients confrontés à la maladie.
J’ai appris à être présente, à écouter, à rassurer, à avancer malgré les difficultés.
Mais à force de prendre soin des autres, j’avais fini par ne plus vraiment écouter celle dont j’aurais pourtant dû prendre le plus soin : moi.
Puis un jour, tout s’est arrêté.
Mon corps et mon esprit m’ont obligée à m’arrêter.
Je me souviens encore de ces quelques mots prononcés par le médecin :
« Vous êtes en burn-out. »
Ces mots ont été une véritable gifle.
Parce qu’en quelques secondes, quelque chose que je refusais peut-être de voir est devenu impossible à ignorer.
Tout s’est arrêté.
Le travail.
Le rythme.
Les habitudes.
Les certitudes.
Et avec eux, beaucoup de mes repères.
Quand on ne peut plus avancer comme avant
Un burn-out ne signifie pas simplement être fatiguée.
Pour moi, il a marqué un véritable avant et un après.
J’ai dû accepter de ralentir alors que j’avais passé des années à avancer.
J’ai dû accepter de ne plus pouvoir tout gérer.
Et surtout, j’ai dû commencer à me poser des questions que j’avais longtemps repoussées.
Qu’est-ce que je veux vraiment ?
Qu’est-ce qui a encore du sens pour moi ?
Quelle vie ai-je envie de construire maintenant ?
Ces questions n’ont pas immédiatement apporté des réponses.
Mais elles ont ouvert une porte.
J’ai commencé par écrire
Pour me reconstruire, j’ai commencé à écrire.
J’ai écrit la biographie de ma maman.
Puis j’ai commencé à explorer mon propre héritage familial : les récits, les souvenirs, les aventures, les choix, les décisions, mais aussi les blessures, les colères et les douleurs parfois longtemps enfouies.
Et puis, pour la première fois, j’ai vraiment regardé dans le rétroviseur.
J’ai regardé le chemin parcouru.
J’ai écrit sur ma vie de femme.
Sur mes batailles.
Mes valeurs.
Mes faiblesses.
Mes peurs.
Mes doutes.
Mes combats.
Mes colères.
Mes victoires.
Et surtout, sur cette volonté de me relever.
Au départ, je n’écrivais pas pour publier.
J’écrivais pour me reconstruire.
Cette écriture est devenue une véritable écriture thérapeutique.
Elle m’a permis de poser des mots sur ce que j’avais parfois gardé en silence.
Et si l’arrêt permettait enfin de regarder autrement ?
Avec le recul, je comprends que cette période m’a obligée à regarder ma vie différemment.
Je ne pouvais plus simplement reprendre là où je m’étais arrêtée.
Il fallait comprendre ce qui m’avait conduite jusque-là.
Et surtout, réfléchir à ce que je voulais pour la suite.
C’est à ce moment-là que j’ai compris quelque chose d’essentiel :
une épreuve peut bouleverser une vie, mais elle ne décide pas nécessairement de la suite.
Nous ne choisissons pas toujours ce qui nous arrive.
Mais nous pouvons, petit à petit, choisir ce que nous décidons d’en faire.
Une nouvelle voie est devenue possible
C’est à travers l’écriture que je me suis formée au métier de biographe et que j’ai créé Des souvenirs en Héritage.
Une activité profondément liée à ce que j’avais découvert : la puissance des histoires, de la transmission et de l’écoute.
Puis, quelques années plus tard, une nouvelle rencontre professionnelle est venue changer encore une fois mon chemin :
la découverte du métier de closeuse.
À première vue, un univers très différent.
Et pourtant, j’y ai retrouvé quelque chose qui était déjà profondément présent dans mon parcours :
écouter avant de parler, comprendre avant de guider et créer une relation de confiance.
Je n’ai pas eu le sentiment de tout recommencer.
J’ai eu le sentiment de continuer mon histoire autrement.
Après le burn-out, tout ne redevient pas comme avant
Et peut-être que c’est justement cela, le plus important.
La reconstruction ne consiste pas forcément à redevenir la personne que l’on était avant.
Elle peut consister à devenir une personne qui se connaît davantage.
Qui connaît ses limites.
Ses besoins.
Ses valeurs.
Ses priorités.
Et qui ose parfois faire des choix différents.
Le burn-out m’a obligée à m’arrêter.
Mais cet arrêt m’a aussi permis de regarder mon parcours, de comprendre ce qui comptait réellement pour moi et d’ouvrir la porte à de nouvelles possibilités.
Et si votre prochain chapitre commençait maintenant ?
Je ne crois pas qu’il existe un âge idéal pour changer de voie.
Je crois qu’il existe des moments où l’on ressent le besoin de faire autrement.
De retrouver du sens.
De se reconnecter à ses valeurs.
De donner une nouvelle direction à son expérience.
Et parfois, après 40 ans, cette envie est encore plus forte parce que nous avons déjà derrière nous des années d’expériences, de compétences, de rencontres et d’apprentissages.
Nous ne repartons pas de zéro.
Nous repartons avec une histoire.
Et cette histoire peut devenir une force.
Aujourd’hui, je ne regarde plus mon burn-out uniquement comme une période douloureuse de ma vie.
Je le regarde aussi comme le moment où j’ai été obligée de m’arrêter…
…pour enfin commencer à m’écouter.
Et peut-être que c’est cela, finalement, ouvrir un nouveau chapitre :
ne pas effacer ce que l’on a vécu, mais choisir ce que l’on veut en faire.
Et vous ?
Avez-vous déjà vécu un moment où la vie vous a obligé à ralentir, à remettre certaines choses en question ou à prendre un nouveau chemin ?
Parfois, derrière un arrêt se cache simplement le besoin de commencer à écrire une nouvelle histoire.
Si vous voulez explorer ce métier en détail, je vous invite à consulter ma page Immersion.

