Mon histoire personnelle a pris un tournant bien avant ma découverte du métier de closeuse.
Pendant près de 20 ans, des signes avant-coureurs se sont installés. Je continuais d’avancer, de travailler, de prendre soin de ma famille et des autres, sans toujours entendre ce que mon propre corps essayait de me dire.
Puis un jour, mon corps et mon esprit m’ont obligée à m’arrêter.
« Vous êtes en burn-out. »
Ces quelques mots prononcés par le médecin ont été une véritable gifle.
Tout s’est arrêté.
Cette période a bouleversé mes repères et m’a obligée à regarder ma vie autrement.
Pour me reconstruire, j’ai commencé à écrire.
J’ai écrit la biographie de ma maman.
J’ai écrit sur mon héritage familial, fait de récits, d’histoires, d’aventures et de souvenirs, mais aussi sur les blessures, les colères et les douleurs longtemps enfouies.
J’ai aussi écrit sur ma propre vie.
Et puis, pour la première fois, j’ai vraiment regardé dans le rétroviseur.
J’ai regardé le chemin parcouru.
Pour comprendre d’où je venais, ce que j’avais traversé et surtout qui j’étais devenue.
J’ai écrit sur ma vie de femme.
Sur mes batailles.
Mes valeurs.
Mes faiblesses.
Mes combats.
Mes colères.
Mes peurs.
Mes doutes.
Mes victoires.
Mes forces de femme et de mère.
Et sur cette volonté profonde de me relever.
Au départ, je n’écrivais pas pour publier.
J’écrivais pour me reconstruire.
J’ai posé des mots sur ce que j’avais parfois gardé en silence.
Cette écriture est devenue une véritable écriture thérapeutique.
C’est à travers cette écriture qu’est née l’envie de me former au métier de biographe, puis de créer Des souvenirs en Héritage.
Un nom qui porte aujourd’hui une conviction profonde :
Notre héritage ne se résume pas à ce que nous possédons.
Il est aussi fait de nos histoires, de nos choix, de nos valeurs, de nos combats, de nos rencontres et de tout ce que nous transmettons aux générations qui nous suivent.
Et peut-être que cette période de ma vie m’a finalement appris quelque chose d’essentiel :
Nous ne choisissons pas toujours les épreuves que nous traversons.En revanche, nous pouvons choisir ce que nous décidons d’en faire.
Puis une nouvelle rencontre est venue changer encore une fois mon chemin : la découverte du métier de closeuse.
Je n’ai pas eu le sentiment de changer complètement de voie.
J’ai plutôt eu le sentiment de retrouver, autrement, ce qui m’avait toujours animée :
écouter avant de parler, comprendre avant de guider et créer une relation de confiance.
Je comprends aujourd’hui que chaque étape, même les plus difficiles, a contribué à construire la femme et la professionnelle que je suis devenue.
Je ne peux pas changer les épreuves que j’ai traversées.
Mais je peux choisir ce que j’en fais.
Et aujourd’hui, j’en fais une force pour accompagner, transmettre et ouvrir de nouvelles voies.
Chaque rencontre est une histoire.
Chaque décision construit un héritage.
